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Né en 1973, je tombe très tôt dans la lecture de BD et comics. Cela ne m'a pas quitté et s'est transformé en une véritable passion que je souhaite partager grâce à ce blog.

14 mai 2008

Davide FABBRI

L’un des meilleurs dessinateurs de séries Star Wars de ces dernières années et le spécialiste des adaptations d’univers cinématographiques (imprégnés delittérature pour certains).


Ma première approche du travail de Davidé Fabbri, je l’ai faite en mai 1997 avec sa première mini série Starship Troopers : Insect touch , bien avant la sortie française du film éponyme de Verhoeven (janvier 1998). Etant un adepte de SF en général, j’ai tout de suite adhéré à cette série en 3 numéros scénarisée par Warren Ellis qui raconte une mission au cours de laquelle une unité terrienne doit faire face aux arachnides (le Raczak du film y est d’ailleurs présent). Comme pour bon nombre de séries Dark Horse, les couvertures ne sont pas de Davidé. Celles de cette histoire sont le fruit de son ami Paolo Parente qui participe à la série. Le trait de Davidé est droit, peut paraître froid mais colle parfaitement à ces ambiances fictionnelles. Sur ce type de séries, Davidé laisse s’exprimer son immense talent pour les designs, décors, constructions et vaisseaux qui font plus que compléter une histoire.

Sa seconde mini, Starship Troopers : Dominant Species (août 1998), n’est pas aussi intéressante, elle est en deçà de la première aussi bien pour le scénario (Jan Strnad) que pour le dessin (la faute à la mise en couleurs !) mais cela reste tout de même une histoire de l’univers du roman de R. A. Heinlein (Etoiles, garde-à-vous ! pour le titre français de l’ouvrage).


Ensuite on le retrouve sur deux épisodes de l’adaptation de la série Xena : Warrior Princess (# 07 & 08 de mars et avril 2000). Ce n’est pas une série sur laquelle il peut retranscrire une véritable ambiance et je m’avance à dire que c’est peut être le moins bon de ses travaux.


L’étape suivante est une entrée remarquée dans l’univers fictionnel de La Guerre des Etoiles avec la mini série Star Wars: Jedi Council - Acts of War (juin 2000). Cette histoire, qui se déroule avant l’épisode I – La Menace Fantôme, oppose les Jedi aux Yinchorris, une race reptilienne manipulée par le machiavélique Darth Sidious. Cette série est intéressante de par l’implication du Conseil Jedi et d’un nombre important de Chevaliers jusqu’alors inconnus. Il est également bon de croiser brièvement Darth Maul. Dans cette mini, Davide démontre qu’il est fait pour dessiner du Star Wars. On découvre réellement son potentiel dans cette série qui reste actuellement inédite en français. C’est également sa première collaboration avec Christian Dalla Vecchia, encreur de tous les projets Star Wars de Davide.

En mars 2001, le dessin de Davidé nous conte une aventure de l’impitoyable tueuse Aurra Sing dans les pages de la série régulière Star Wars (# 28 à 31) - The Hunt for Aurra Sing. C’est une nouvelle réussite aussi bien au dessin qu’au scénario (Tim Truman). Le sadisme d’Aurra Sing est bien retranscris tout comme les doutes et ombres auxquels sont en proies certains Jedi (la femme Sombre ou A'Sharad Hett).

Nouvelle adaptation pour Davidé en ce mois de Juillet 2001 avec le Planet of the Apes: Movie Adaptation dans lequel on retrouve l’histoire du Planète des Singe de Tim Burton. Pour moi, c’est du même acabit que Xena pour son dessin et il le reconnaît lui-même puisque n’ayant pas adhérer à l’histoire de Burton (qu’il apprécie beaucoup par ailleurs) il à eu du mal à le reporter sur ses planches. C’est donc un petit bémol dans son parcours qui prenait de l’essor.

Retour sur Star Wars en novembre 2001 avec Star Wars Republic (# 36 à 39) – The Stark Hyperspace War (Non ce n’est pas un crossover avec le Iron Man de Marvel). Davidé rempli de nouveau son contrat avec un dessin collant parfaitement à cette histoire de conflit armé et de traîtrise. Le scénariste Ostrander permet à Davidé de nous montrer ses versions de Plo-Koon et Quinlan Vos, d’intégrer Valorum et nous présenter un Maître Jedi Wookie : Tyvokka.

Depuis La Guerre de Stark, Davide n’aura dessiné que des projets Star Wars pour Dark Horse (en dehors certainement de publications italiennes qui me sont inconnues).


En mars 2002, les Star Wars Republic 40 & 41 – The Devaronian Version permettent d’apprécier de façon humoristique la version plus que déformée des événements de Jedi Council par le Devaronien Vilmarh Grahrk. C’est une fois de plus bien dessiné mais l’histoire n’est pas indispensable.


En juillet 2002 est publiée la mini Star Wars Infinities - The Empire Strikes Back. Le concept d’infinitie suppose que les événements ne se déroulent pas comme ceux de la trilogie classique (un peu comme les What if de Marvel) et ici cela implique la mort de Luke sur Hoth et ses éventuelles conséquences. Une très bonne série qui permet à Davide de dépeindre pour la première fois les personnages de la trilogie classique (en dehors de Yoda). C’est avec plaisir que l’on retrouve Han Solo, Leïa, Lando, Darth Vador , Jabba ou Boba Fett (qui se montre à visage découvert) dans des contextes différents de ceux imaginés par G. Lucas (le Rancor remplacé par des Nexu ). Cette série doit être publiée en français par les éditions Delcourt en fin d’année 2008 (décembre ?).


Février 2003 : Star Wars : Empire # 05 & 06 - Princess... Warrior. Dans cette histoire en deux parties, le coté rebelle et déterminé de Leia est mis en avant. Stradley ne développe pas assez son histoire ce qui la rend peu attachante même s’il intègre un personnage que l’on retrouvera dans la série "du mauvais côté". En revanche, le dessin de Davidé relève le niveau avec des scènes de combat incroyables (les impériaux acculés et retranchés face aux troupes de Leia). Cette histoire a été publiée dans les numéros Star Wars BD magazines # 09 et 10 des éditions Delcourt.


En novembre 2003, Davidé nous gratifie d’une histoire courte (Planet of the dead) dans le Star Wars Tales # 17. Les Tales ou "contes" regroupaient plusieurs histoires courtes (entre 4 et 5) dans un même volume. Ce concept prend fin avec le numéro 24 et c’est bien dommage car même si les histoires pouvaient être très inégales, on pouvait y trouver quelques perles. Avec Planet of the Dead, Steve Niles offre un récit agréable brillament mis en image par le tandem Fabbri/Dalla Vecchia. Vous pouvez retrouver cette histoire dans le Star Wars BD magazine N° 1.


Janvier 2004, publication de Star Wars : Empire - To the Last Man (# 16 à 18). L’un des récits les plus dynamiques de Davidé sur un récit assez simple de Hartley mais, somme toute, très efficace. Pour la première fois, Davidé se colorise et c’est un énorme plus pour cette retranscription d’un détachement impérial traqué sur une planète hostile par les autochtones (les Amani). S’il y a un dessinateur à qui l’on doit confié des histoires sur les troupes de l'Empire, c’est bien Davidé. Il excelle dans le détail des équipement et du "militaria impérial" et il est très plaisant de retrouvé des troopers pris au pièges et ne devant leur salut qu’au sens tactique et au courage d’un seul homme : Janeck Sunber. Vous pouvez retrouver cette histoire dans le volume 1 de la série Rébellion publiée par les éditions Delcourt.


Octobre 2005 : suite des péripéties de Janeck Sunber dans Star Wars: Empire - The Wrong Side of the War (# 36 à 40). De nouveau une très grande réussite de la part du scénariste Hartley et du duo Fabbri/Dalla Vecchia. On retrouve avec plaisir cette ambiance militaire et froide de l’Empire dans une histoire riche en personnages et évènements ou des rebelles menés par Luke infiltrent une base impériale afin d’y récupérer un personnage qui détient des informations clefs sur l’Alliance. Ceci est la dernière contribution à Star Wars de Davide que l’on peut retrouver en français dans le volume 3 de Rébellion aux éditions Delcourt.


Mais que fait donc Davide depuis mars 2006 ?










Il aura collaboré à la série Dust de son ami Paolo Parente et a signé avec l’éditeur Dynamite Entertainment pour adapter (encore une fois) en BD, le jeu vidéo Brothers In Arms (premier numéro à paraître le 14 mai 2008). En 2007, il a également dessiné un comics exclusif au coffret DVD Alien VS Predator Exclusive Ultimate Showdown Collector’s Set édité pour la sortie de AVP : Requiem et vendu à 10000 exemplaires (AVP : Sand Trap). Entre temps, il a contribué à plusieurs sets de trading cards en dessinant des sketch cards (cartes avec un dessin original) insérés aléatoirement dans les paquets des séries Topps suivantes : Star Wars Clone wars, Star Wars Heritage, Star Wars Revenge of the Sith, Star wars 30th Anniversary, Lord Of The Ring Evolution.

On peut également trouver son sketchbook (sur les sites de librairies italiennes qui vendent également les travaux de Davidé pour le marché italien et qui me sont encore inconnus).

Lors de ma rencontre avec Davidé au festival BD d’Angoulême édition 2008 (il était invité par le staff des éditions Delcourt – très bonne initiative au demeurant - et plus précisément Thierry Mornet qui chapeaute la collection Star Wars), celui-ci m’a dit être très content de changer d’univers et surtout qu’il était un passionné d’histoire et plus particulièrement par la seconde Guerre Mondiale. Il a également laissé entendre qu’il pourrait revenir l’année prochaine sur du Star Wars.

Soit, mais quoi qu’il dessine, je serai toujours acquéreur de ses travaux


Liens utiles :

http://www.starwars-universe.com/livres/fiche_auteur.php?laut_id=58

http://www.darkhorse.com/search/search.php?sstring=Davide+Fabbri&match=all&scope=products

http://www.starwarssketchcards.com/

http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://www.scifi-universe.com/upload/actualites/2008/davide_fabbri_150actu.jpg&imgrefurl=http://www.scifi-universe.com/fiche_actu.asp%3Fid%3D6564&h=90&w=150&sz=4&hl=fr&start=3&um=1&tbnid=G1dz8vpmBgCVwM:&tbnh=58&tbnw=96&prev=/images%3Fq%3Ddavide%2Bfabbri%2Bstar%2Bwars%2B%26um%3D1%26hl%3Dfr

http://www.succoacido.it/uscite/numero%2010/bastian10.html

http://www.scifi-universe.com/fiche_actu.asp?id=6564

9 mai 2008


Nävis 4 : Il vous reste de l’énergie ?

Fidèle à l’univers de Sillage et après ma "semi" déception suite aux Chroniques de Sillage Vol. 5, je me suis lancé et ai acheté le Nävis 4. J’aime le coté burlesque de cette série qui présente les très jeunes années d’une Nävis dont l’insouciance l’entraîne dans d’improbables mésaventures et c’est pour cette raison que je reste bon public à ces lectures.

L’histoire reste très basique mais mon indulgence évoquée précédemment m’a permis d’apprécier ce volume qui laisse une part belle à la robotique et aux questionnements élaborés par Asimov.

Le dessin de Jose-Luis Munuera se prête tout à fait à une série comme celle là et j’ai trouvé intéressant le rendu et effets du songe des premières planches.

C’est à nouveau un pari réussi pour ce volume qui assume sans prétentions l’aspect "enfantin "et innocent d’une Nävis déjà indomptable.


Le quatrième pouvoir : L’île D-7.

Inconditionnel du travail de Juan Gimenez, je me suis bien évidemment procuré Le quatrième pouvoir : l’île D-7.

Par son graphisme, Gimenez remplit une part du contrat, à savoir dépeindre des mondes futuristes comme il les aime et qui justifient le succès de ses différentes œuvres. En revanche le scénario de cet épisode m’a semblé confus dans sa narration. L’histoire est intéressante sans être réellement novatrice et cela n’apporte pas beaucoup au parcours de Gal, l’héroïne de la série.

Ce volume ne déçoit pas mais manque de fluidité. Affaire à suivre donc …

Les aventures de Blake et Mortimer : Le sanctuaire du Gondwana.

Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas lu une aventure de Blake & Mortimer, le Piège diabolique étant certainement ma dernière lecture des "tribulations" des deux compères britanniques. La sortie de cet album et l’envie de faire un cadeau à mon paternel m’ont donc poussé à l’achat.

Je ne suis pas déçu. J’ai pris un très grand plaisir à lire cet épisode d’une série ou le réel associé à la science croise naturellement le fantastique avec son lot d’intrigues et rebondissements.

L’histoire tient bien la route (pour peu que l’on aime l’anticipation) et le dessin y est pour beaucoup. Je trouve qu’André Juillard, a su s’approprier les personnages et qu’il nous livre, grâce à une histoire rondement "ficelée" d’Yves Sente, un album en "harmonie" avec les premières histoires d’Edgar P. Jacobs.

Cette "délectation" a avant tout raviver mon souvenir d’enfant bercé par diverses lectures de franco-belge (Des titres des collections Vedette ou Jeune Europe tels que Robin Dubois, Mr Magellan, Le club des Peur-de-rien, Spaghetti, Les Panthères ou Dani Futuro pour plus d’infos voir ICI ), mais m’a également donné l’envie de me plonger dans les albums qui me sont encore inconnus et dans ceux que l’on pourra encore nous proposer.

7 avril 2008

Persepolis

Persepolis


Je n’avais pas encore lu le Persepolis de Marjane Satrapi et ce n’est pas faute d’en avoir entendu parler du fait de son adaptation cinématographique.

Grâce à une collègue, j’ai pu découvrir ce petit "bijou" édité par l’Association.

Je me suis délecté de cette lecture poignante, envoûtante et enrichissante.

De prime abord, cela peut rebuter (épaisseur de l’intégrale, trait, noir sur blanc) mais vous vous priveriez d’un grand moment de lecture et culture.

La simplicité du graphisme est une des forces de cette autobiographie car le dessin nous raconte une histoire dans l'Histoire et tout cela avec pudeur, sincérité mais surtout avec une force et une conviction qui impose du respect.

Pour plus de précisions je vous renvoie à la chronique du site BDGest.

les Chroniques de Sillage

Les Chroniques de Sillage Vol. 5


Un peu de franco belge en intermède.

Donc je viens de lire le Volume 5 des Chroniques de Sillage aux éditions Delcourt et j’en suis plus que mitigé. Jusqu’à présent sur les volumes précédents même si je n’accrochais pas à l’ensemble des histoires, j’y trouvais un équilibre qui me satisfaisait pleinement. Sur ce dernier volume aucunes des histoires ne m’a réellement emballé. Je n’ai pas été "accroché" par le graphisme et les histoires n’apporte pas un réel "plus" à la série mère. Le seul intérêt que j’ai trouvé à ce volume, la vision d’un nouvel être humain dans un convoi ou Navïs se sent bien seule.

Faire travailler des dessinateurs asiatiques est une idée prometteuse, tout comme inversé le sens de lecture à la façon manga.

Il est vrai que cette série n’a pas pour but de répondre aux intrigues lancé dans la série originelle. Elle n’a comme prétention que de nous faire découvrir le monde de Sillage et des anecdotes sur la vie quotidienne de Navïs ou son entourage. Cependant, j’aurais souhaité un peu plus de "consistance" quant à l’intrigue.

J. J. KIRBY

Juvaun J. KIRBY A.K.A. J.J.KIRBY

Je découvre son travail dans des titres Wildstorm pour lesquels il dessine des Pinups (Deathblow, Backlash # 14, Wildstorm swimsuit Special # 02) et je suis tout de suite attiré par le coté "Graff" de son dessin. Son trait droit et carré sied parfaitement sur la première série à laquelle il participe chez Wildstorm : Backlash. Il en dessinera 7 numéros de très très bonne facture (21 à 26 & 28) et y intégrera des personnages tels que Omni ou Gramalkin que l’on retrouve dans sa dernière série The New Dynamix. Entre temps, il n’aura pas été très prolifique (et c’est dommage) puisque sa bibliographie se résume à 2 numéros de Wetworks(26 & 28), quelques épisodes de DV8 (08 à 13 & ½, et encore il n’est en solo que sur le 12, le 13 et le ½) puis un simple numéro de série par ci par là : Captain Marvel # 34, Mutant X # 11, X-Men Evolution # 09. Il nous aura tout de même gratifié d’un superbe X-Babies : Murderama et d’un X-Babies Reborn que je trouve un peu en deçà du premier.











N’empêche, il est bon de le retrouver sur The New Dynamix, les pages de preview des épisodes 01 et 02 prouvent que son graphisme est toujours aussi bon même si les couleurs sont un peu bubble gum (j’ai hâte de les avoir entre les mains, ma prochaine livraison de comics étant certainement, pour mai).

30 mars 2008

Gary FRANK

Gary FRANK.











Grosse claque lors de l’achat en VF de la série Incroyable Hulk en 1992. Tout d’abord avec le dessin de Dale KEOWN (j’y reviendrai dans un prochain post) puis avec l’arrivée, en 1994, de Gary FRANK encré par Cam SMITH. Je me délecte à chaque page et mon passage à la VO me permet de découvrir les premiers travaux de G. Frank chez Marvel UK avec Motormouth (N° 1 à 5 & 6) puis je revends mes Hulk en VF pour me les procurer en VO (Incredible Hulk # 403 à 425). Je me mets alors à collectionner tous les titres dessinés par G. FRANK en recherchant également des numéros qui m’auraient échappé. Je récolte ainsi des titres de chez divers éditeurs avec un réel plaisir de lecture grâce à un graphisme fluide. Qu’il dessine Vampirella (Vampirella/Dracula: The Centennial), Batman (Batman: Dark Knight Dynasty), les Gen 13 (Gen13 Vol. 2 N° 26 à 41), sa série Kin (en 6 numéros), Midnight Nation (en 12 numéros scénarisés par Straczynski), Avengers (VoL. 3 # 61 & 62), Supergirl (Vol. 2 # 01 à 09), les Supreme Power (# 01 à 18) et Squadron Supreme (# 01 à 05 & 07) ou bien Superman , tout est bon à prendre.











Son retour sur Incredible Hulk (Vol. 02 # 100, 101, 106 & 107) n'aura été que de courte durée puisque l'appel de DC aura été plus fort avec, à la clef, le titre Action Comics.











Seul petit regret dans les dernières séries, l’encrage de Jon SIBAL qui est très bon mais que je trouve moins approprié que celui de Cam Smith pour le trait arrondi de Gary Frank.

Je vous recommande vivement la lecture du run actuel sur Actions Comics (Superman and the Legion of Super-Heroes!) et, bien entendu, les Incredible Hulk.

Vous pouvez également retrouver Gary Frank sur des titres tels que Black Canary/Oracle: Birds of Prey, Bullets and Bracelets, Tangent Comics Flash, SabretoothSpecial, Tom Strong # 07, Godwheel # 01, Dr STrange # 82, JLA # 15 ou Just Imagine Stan Lee with Gary Frank Creating Shazam!

Ed McGUINNESS

Ed McGUINNESS

Il commence sa carrière en dessinant pour l’éditeur HARRIS des épisodes de Vampirella (Vengeance of Vampirella # 21, 23 & 24 et Vampirella Strikes # 01 & 02) et travail également sur le numéro 06 de X-Nation 2099. Son trait n’est pas encore affirmé mais cela n’empêche pas MARVEL de lui confier le dessin de Wolverine 96’ (sa première collaboration avec Jeph LOEB). A partir de là, tout s’enchaine. Il est régulier sur les 9 premiers n° de la série Deadpool, se permet une encartade chez AWESOME (maison d’édition de Rob LIEFELD) pour la mini Fighting American : Rules of the Game avant de réaliser Cable # 58 et Incredible Hulk # 470-471, ses dernier travaux chez Marvel pour cette fin des années 90.











WILDSTORM lui confie alors le lancement de la série M. Majestic avant de se voir proposer par DC le crayon du mythique Superman. Après un run de près de 22 numéros de Superman entre le # 154 et le # 183 (dont certains sont réellement fantastiques), il dessine 4 numéros de la mini série Thundercats : Reclaiming Thundera.











A la fin de l’année 2003, il collabore de nouveau avec Jeph Loeb sur la série Superman/Batman pour laquelle il dessinera les histoires The World’s Finest (n° 1 au n°6), With a Vengeance (n° 20 au n° 25 ou Loeb intègre une équipe « clin d’œil » aux Ultimates) et le numéro 26, hommage à Sam Loeb.











En mai 2006 il signe de nouveau chez Marvel avec l’idée de mettre en image Ultimates 4. Il n’en sera rien puisque son choix se portera finalement sur la mise en route d’une nouvelle série Hulk (encore avec Loeb) dont le premier numéro sort en janvier 2008. Entre temps, il nous aura gratifié de petites histoires courtes dans le Wolverine Vol. 2 # 50 et le Stan Lee meets Dr Doom et d’un numéro de Fallen Son The Death of Captain America : Avengers.











Il aura également dessiner bon nombre de couvertures pour des titres tels que DV8, Captain Marvel ou des variantes pour AWESOME ou MARVEL (Civil War).

Il a également publié avec des petits camarades le Artxilla Tasty Threat recueil de différent concets et un sketchbook avec son encreur attitré Dexter Vines (d'où la signature EDEX)

Il est également prévu qu’il dessine quelques pages dans le Marvel Comics Presents Vol. 2 # 09.


Avec son crayon un peu « cartoon » McGuinness apporte une touche rafraîchissante au monde du comics. Son style ne l’empêche pas de faire ressortir la noirceur de certaines histoires et d’aborder des personnages plus « sérieux ». Le reproche qui lui était fait sur le trait (« grossier ») de ses personnages féminins semble s’estomper.


A quand Ed McGUINNESS sur les X-Men ?

13 mars 2008

Joe Madureira



MAD !


Petit sujet sur l’un des dessinateurs de comics des 90’ le plus décrié : Joe MADUREIRA.

Je précise que j’apprécie énormément le travail de MAD ! donc ne vous attendez pas à une critique exacerbée du monsieur (même s’il n’est pas exempt de tout reproche).

Le début de carrière de Joe MAD est présenté comme une "légende urbaine" qui s’amplifie ou "rêve américain". Recruté en 1991 comme stagiaire chez Marvel (se chargeant de la distribution du courrier !), il dessine quelques histoires courtes de 1991 à 1993 dans Marvel Comics Present ( # 89, 92, 99 & 121), dans le X-Factor Annual # 07, se voit confié le dessin de 2 numéros d’Excalibur (# 57 & 58 du Volume 1) et la mini série en 4 n° Deadpool : The circle chase.

Cette introduction prometteuse et remarquée lui ouvre, en 1994, les portes d’"Uncanny X-Men" avec les numéros 312 & 313, prélude au Phalanx Covenant (qui touche toutes les série X avec des éditions comprenant des bandes holographiques, que de souvenirs) pour lequel il dessine les numéros 316 et 317.

Ayant acquis une certaine notoriété, il prend les rennes d’Uncanny X-Men en commençant par 4 numéros de l’Ere d’Apocalypse rebaptisés pour l’occasion Astonishing X-Men. Il sera régulier sur Uncanny du n° 325 au n° 350 (avec quelques pauses et collaborations comme souvent aux USA).

Avec deux autres grandes figures du comics de cette époque (J.S. CAMPBELL & Humberto RAMOS), il intégre le label Cliffhanger chez WILDSTORM [maison d’édition créée par Jim LEE puis absorbé par DC comics (lui même absorbé par Warner Bros)]. Cette opportunité permet à chacun des dessinateurs de publier des séries qu’ils ont eux-mêmes conçues.

Pour MAD !, c’est le début fulgurant de Battle Chasers avec une promo, notamment par Wizard, phénoménale. Le succès est bien présent et le titre tient ses promesses d’Heroic Fantasy efficace et dynamique. L’aventure est quasi régulière jusqu’aux 5 premiers numéros mais l’intérêt et l’enthousiasme de MAD ! pour les jeux vidéos l’emporteront sur la série qui reste en plan au bout de 9 numéros (entre février 1998 et septembre 2001) et ce malgré les promesses faites.

Sa notoriété est telle qu'il est sollicité pour contribuer à de nombreuses variantes pour le lancement de divers titres (Kaboom, EVE Promothea, Soul Saga ... et je passe celles de magazines pour les jeux vidéos).

Il délaisse donc le comics pour occuper des postes de Conceptual artist au sein de plusieurs compagnies de jeux vidéos successives (Tri-Lunar puis NCSoft).

Ses fans sont en émoi et aux abois (j’exagère un peu mais je sais de quoi je parle), guettant le moindre de ses travaux (concept de videogame sur le net, couvertures, planches par ci par là …) en attendant l’annonce d’un éventuel retour de Battle Chasers.

Son retour dans le monde de la BD U.S. est annoncé en 2005 et c’est avec Jeph LOEB qu’il travaillera sur le volume 3 des aventures des Ultimates. Cette annonce fait grincer de nombreuses dents car il est vrai que c’est une lourde tâche de poursuivre les 2 volumes de Mark MILLAR & Bryan HYTCH (très bons dans leur approche).

Il faudra attendre plus de deux ans pour voir pointer le premier numéro de Ultimates 3 : Sex, lies & DVD.

Le premier numéro (sur 5 prévus) est donc sorti en décembre avec une mise en couleur de Christian LICHTNER qui est très (trop) sombre (ce qui amènera Marvel à réclamer une retouche pour la réimpression afin de mieux cerner le crayon du dessinateur qui se passe d’encreur). L’histoire de LOEB ne semble pas inintéressante mais le traitement de certains personnages (dont Hawkeyes ou Thor) ne permet pas d’emporter une réelle adhésion. Il sera également difficile d’approfondir sur 5 numéros les diverses intrigues qui sont lancées (même si l’on sait déjà qu’il y aura un Ultimates 4).

Quoi qu’il en soit, l’équipe se fait plaisir sans innover en exploitant des personnages existants de l’Univers Marvel à la sauce Ultimates. Apparition de Spidey, entrée en scène de Wolverine intégration de Ka-Zar et Sheena. Hulk dans un des 2 prochains numéros ? (le concept existe et MAD ! ne l’a pas caché lors d’un entretien pour Wizard).


Les n° 4 & 5 sont décalés d’un mois. Le spectre de Battle Chasers viendrait il contaminer Ultimates 3 ? En attendant, les premiers numéros sont déjà épuisés et des rééditions sont en cours, les acheteurs sont donc bien présents et ce malgré le flot de critiques.


Pour conclure, MAD ! on aime ou pas. Il n’y a pas de juste milieu.

Pour moi, ses qualités graphiques sont indéniables, les morphologies sont parfois exagérées à outrance (sans égaler H. RAMOS) mais son trait est dynamique et percutant. On peut lui reprocher un découpage épuré et la proéminence de « splash page » mais on ne peut pas dire qu’il laisse indifférent.

Quand le monde du comics paiera plus que celui des jeux vidéos, nous aurons peut être la chance de poursuivre les aventures de Garrison, Gully & Calibretto dans un Battle Chasers # 10.

Les liens sympas :
Le site de Nathen
Le blog de Mike
Le site de Marvel

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