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79, France
Né en 1973, je tombe très tôt dans la lecture de BD et comics. Cela ne m'a pas quitté et s'est transformé en une véritable passion que je souhaite partager grâce à ce blog.

1 mai 2019

ANGOULEME 2016 - Rétrospective



FESTIVAL DE LA BD D’ANGOULEME 2016 - Rétrospective


J – 1 semaine (les préparatifs)

Depuis que je réalise un compte rendu annuel de mon périple angoumoisin, je m’aperçois que je n’avais jamais évoqué les « opérations » réalisés en amont du festival afin de planifier et me faciliter le déroulement de ce « périple » de quelques jours.
Pour le logement, quelques coups de téléphone auprès de notre hôte permettent de confirmer notre déplacement.
Pour les badges, plusieurs discussions avec nos libraires préférées afin de ne pas rater la date limite de réservation des « pass » et le tour est joué.
En revanche, en ce qui concerne l’organisation hebdomadaire au sein des bulles en fonction des auteurs que l’on souhaite rencontrer, il y a tout un processus de recherche grandement facilité par cet outil fantastique qu’est internet.
Il y a tout d’abord des connexions régulières sur le site du festival afin d’avoir une idée « progressive » (selon les mises en ligne) des éditeurs et auteurs présents. Les connexions s’intensifient quelques jours avant le festival afin, notamment, d’obtenir les plans des différentes bulles (pour la disposition des stands des éditeurs même s’il n’y a pas forcément de changement d’une année sur l’autre) et les lieux des expositions.
Ensuite, il faut affiner ses recherches en consultant les différents sites ou facebook des éditeurs afin de pouvoir s’enquérir des plannings de dédicaces (qui restent malgré tout sujet à modifications). Autre source non négligeable de partage d’informations sur la mise à disposition et la publication des plannings ou bien horaires des séances de dédicaces : le forum Bd’Gest.
Dès lors que j’ai édité l’ensemble des informations souhaitées en fonction des auteurs que j’aimerai rencontrer, je me réalise un petit planning qui doit me faciliter mon organisation mais également « optimiser » mes journées. Ce planning et les plans me suivront tout au long du festival, tout comme mon cahier de note.

IMAGE PLANNING

En revanche, cela ne dispense pas de prendre connaissance des plannings affichés par les éditeurs tout au long de la durée du festival car il n’est pas rare qu’il y ait de nombreuses modifications selon les aléas des auteurs (transport, interviews …).

MARDI 26 JANVIER 2016 (l’incertitude)

A la veille du départ, nous n’avons toujours pas de nouvelles de nos pass et peu d’espoir de les recevoir avant de partir. Je téléphone donc au service concerné du festival et de prime contact, la personne que j’ai au téléphone me signale que la commande n’a pas été validée pour absence de paiement. Je lui réponds alors être étonné puisque le chèque a été envoyé le 09/01. Après vérification, il s’avère que c’est un oubli de leur part puisque la personne retrouve le chèque qui n’a pas été « comptabilisé ». En conséquence, elle valide les accréditations que mon comparse reçoit par courriel et qu’il me transfère pour que je puisse les imprimer.
C’est également le jour où je finalise mon planning prévisionnel (cf ci-dessus) de rencontre/dédicace puisque les derniers programmes des éditeurs ont été édités sur leurs sites et/ou facebook.
J’en profité également pour finaliser mon sac afin de pouvoir partir directement après mes heures de boulot.
Ces différentes tâches m’occupent jusqu’à 22h00.

MERCREDI 27 JANVIER 2016 (le prologue)

Après les contraintes professionnelles de rigueur, je peux prendre la destination d’Angoulême aux alentours de 15h30 pour une arrivée estimée à 17h30. Seulement un imprévu de taille se dresse sur mon chemin : des amas de pneus et objets divers qui attestent du mécontentement du monde agricole. Cela m’oblige quasiment à revenir sur mes pas via des biais détournés et j’accuse donc un retard de plus de 30 mn sur mon organisation. Malgré la gêne, je relativise car à l’inverse des difficultés quotidiennes du secteur agricole, ma destination n’est que pour détente et passion.
Après avoir fait une escale pour « alimenter » mon véhicule, je roule de façon plutôt sereine (absence de pluie et conduite de jour) vers ma destination pour y arriver aux alentours de 18h05.
Entre temps, aux alentours de 17h55, mon comparse m’informe qu’il quitte son domicile.
En ce qui me concerne, ma première étape consiste à aller récupérer les badges à l’Hôtel de Ville. Il est alors près de 18h20 Quand je prend possession de nos « badges définitifs » en échange de « pass provisoires ».
Ensuite, direction la librairie Cosmopolite pour obtenir des informations sur leurs séances de dédicaces.
Enfin je prolonge jusqu’au cinéma pour repérer les horaires des séances. Je contact alors mon camarade pour l’informer de séances à 20h15 et, au plus tard, 20h30. Nous nous fixons comme objectif ces horaires et en attendant j’en profite pour aller me sustenter à Quick puisque avec ma réunion du matin et le rendez-vous professionnel du début d’après-midi, je n’avais pas pris le temps de manger.
Après m’être tranquillement rassasier, je reprends la direction du Mega CGR et patiente jusqu’à l’arrivée de mon comparse aux alentours de 20h35. Malheureusement, les séances susceptibles de nous intéresser (Jane Got a Gun et La Cinquième Vague) sont déjà commencées.
Ne supportant pas de prendre un film en « cours de route », je m’abstiens pour une séance ce mercredi.
Nous ne manquons pas d’aller boire un verre au café de l’Esplanade ou nous trouvons le staff DelSol à l’apéro.
A près avoir bien pris le temps de siroter notre monaco, nous prenons la direction du logement vers 21h30. L’heure n’étant pas trop tardive, j’en profite donc pour coucher sur le papier le résumé de cette première demi-journée.

JEUDI 28 JANVIER 2016 (un démarrage frileux)

Debout à 7h30 pour réaliser les usages matinaux de rigueur mais également préparer la composition de  ma « besace », qui m’accompagne au festival depuis plusieurs années.
Vers 9h20, nous prenons la direction du centre ville et après une tentative de stationnement infructueuse le long du Bd Thiers, nous trouvons à nous garer le long du Bd de la République.
Nous arrivons au Monde des Bulles Hall 1 (place du Champ de Mars) vers 9h40 et prenons la file d’attente de l’entrée accréditations en attendant l’ouverture officielle.  A 10h02, l’entrée principale est ouverte est c’est déjà la ruée vers les stands. Notre entrée ne bénéficiera d’une ouverture que quelques instants plus tard. Il semble que l’ouverture de l’entrée principale se fasse en priorité pour des questions d’organisation  concernant la zone tampon mise en place comme l’an passée.
Dès notre entrée dans la bulle, nous filons vers le stand Ankama pour obtenir des informations concernant l’organisation et les conditions d’obtention des dédicaces. Lors des premières discussions, il semble nécessaire d’acquérir un album sur site pour prétendre à une dédicace puis après précisions apportés par les responsables, l’achat n’est pas obligatoire si l’on possède déjà un album (un bon point pour Ankama qui se démarque d’autres éditeurs et un soulagement en ce qui me concerne puisque cela m’évite un achat). Dans l’attente de l’heure pour F. BERTOLUCCI sur la série LOVE, nous passons devant le stand Panini ou, à notre grande surprise, il n’y a pas énormément de monde à attendre l’organisation des tirages au sort. Nous patientons un peu avant de pouvoir inscrire notre nom sur la liste du dessinateur annoncé à savoir Marco FELLA. Comme nous avons le choix des numéros, j’en profite pour prendre le 20, mon jour de naissance. Avant que la fameuse roulette Panini ne se mette en route pour sélectionner les gagnants, j’en profite pour arpenter le stand de l’éditeur et découvrir les diverses publications, nouveautés et exclusivités (couvertures des albums Star Wars entre autre).
Arrive enfin le tirage et les numéros défilent jusqu’à ce que le 20 ne sorte. Il y avait plusieurs années que cette chance ne m’avait plus sourit chez Panini. Il y a donc 10 ou 11 gagnants et je suis 9 ou 10ème. J’attends donc impatiemment mon tour et constate que plusieurs gagnants désertent le stand pour courir d’autres lièvres. C’est l’occasion pour moi d’observer en plein exercice de son art ce dessinateur que je méconnaissais et le voir ainsi réaliser tour à tour un Magnus, un Spider-Man, un second Magnus, un Wolverine, une White Queen et un Ghost Rider. Je bénéficie de l’absence des numéros qui me précèdent pour « gagner » quelques places. Face à l’artiste, je lui demande une Harley Quinn puisqu’il a dessiné des épisodes de la série. Il est enthousiaste  mais comme une responsable du staff Panini est présente et qu’ils n’ont pas les droits DC, il demande s’il lui est possible de réaliser ce personnage. La réponse étant positive, j’obtiens donc la superbe dédicace suivante :


Il est près de 12h20 lorsque je quitte le stand Panini pour celui d’Ankama. Une file importante est déjà en place pour F. BERTOLUCCI. File qui est également un peu brouillon puisque les auteurs sont annoncés sur deux écrans ce qui fait que le public s’est réparti sur deux emplacements. Je ne désespère pas et l’intègre derechef en jouant de patience. Quand arrive les auteurs et au constat du rythme de passage, je préfère quitter la file car, il faut être réaliste, il y a peu d’espoir que j’obtienne une dédicace vu le créneau dont disposent les auteurs (13h00-15h00).
Avec mon comparse, nous basculons vers l’espace Manga (Hall 2) afin d’aller admirer la reproduction de la moto de Tetsuo dans la série AKIRA. A notre entrée dans la bulle, force est de constater que l’espace Manga a été réaménagé et que la nouvelle organisation/disposition n’est pas déplaisante et est même plutôt « avenante ».


Après avoir contempler la moto (sous étroite surveillance) et fait le tour des expositions (HiBaNa & Li Chi Tak), nous décidons d’aller déjeuner alors qu’il est déjà un peu plus de 13h00. Le bar/restaurant l’Esplanade nous offre pour la première fois (depuis que nous le fréquentons) la découverte de son premier étage. Après avoir savouré une bonne salade et sans oublier un indispensable café, nous reprenons la direction du Hall 1 afin de participer au tirage au sort pour Dustin NGUYEN chez Urban  à 15h30. Après une vingtaine de minutes d’attente dans l’ordre et la discipline, les tickets nous sont distribués et malheureusement perdants.
Je m’oriente ensuite vers le stand Le Lombard poursuivant mon programme et notamment la rencontre de Benoit ERS, dessinateur des Enfants de la Résistance. Sur l’espace dédicace du Lombard, il ne semble pas y avoir encore de file créée pour B. ERS. Je croise alors une femme qui attend avec un album de la série Hell School, nous en profitons donc pour organiser une file et sommes rapidement rejoints par une troisième personne. Nous attendons alors que le staff affiche l’album pour signifier l’emplacement de l’auteur. Une fois que cela est fait, nous nous rapprochons de la table de dédicaces et patientons. Nous constatons que l’auteur est présent dans l’espace auteur du stand. Nous voyons l’horaire s’approcher et même être dépassé. Il est alors près de 16h25 quand B. ERS s’installe face à nous. Il s’excuse pour le retard et nous signale que le staff ne lui a pas mentionné qu’il pouvait débuter sa séance de dédicace puisqu’il attendait lui-même sagement en lisant. Nous le croyons sincèrement puisque la même mésaventure se produit pour son voisin  qui n’est autre que Joël JURION, dessinateur de la série KLAW.
B. ERS est un dessinateur réellement sympathique et il est sur un petit nuage puisque l’album Les Enfants de la Résistance a obtenu un prix mais Chuuuut !!!! car à ce moment là, l’annonce n’est pas encore officialisée. A mon passage, il me gratifie du dessin suivant :


Je retourne ensuite chez Ankama pour la seconde séance de dédicaces de F. BERTOLUCCI. La file est déjà complète et je m’aperçois qu’elle comporte de nombreuses personnes de la séance du matin qui n’avaient pu obtenir satisfaction. Je décide donc là encore de passer mon tour.

Je rejoins alors mon comparse à l’espace Para-BD et je profite de l’occasion pour faire le tour de la bulle et des exposants qui s’y trouvent. Nous décidons alors de prolonger vers la bulle New-York  ou nous effectuons une visite découverte des plus rapide.
Nous regagnons alors l’espace Para-BD et le stand Nemo Academy afin que j’achète l’album On ne chasse pas un chat qui pleure que j’avais vu lors de mon passage précédent (soit une quarantaine de minutes avant) et j’en profite pour me le faire dédicacer puisque un achat permet de bénéficier d’un dessin de l’artiste. J’avoue rester un peu sur ma faim, non pas au niveau de la qualité mais plutôt de la quantité puisque le dessinateur ou plutôt animateur Sandro CLEUZO se limite à une « petite » tête de singe similaire à celle de la page de garde de l’album.


Il est un peu plus de 18h00 quand nous retournons à l’espace Manga afin que mon camarade puisse acquérir quelques goodies "asiatiques" dont un Luffy de chez Banpresto pour lui-même et une superbe Elsa / Reine des Neiges Figuarts Zero pour la fille d’un autre ami.

Nous quittons les bulles et retournons à l’Esplanade afin de prendre un petit apéro et notre dîner.

Il est près de 19h55 lorsque nous sortons du bar afin de rejoindre le Méga CGR pour la séance de 20h15. Pour ce soir, notre choix se porte sur le film La Cinquième Vague. Ce film est un divertissement dans la veine des productions telles que Le Labyrinth, Hunger Games ou bien Divergente. Le genre s’adresse plus à un public d’adolescents, cependant les différentes vagues (tels les plaies d’Egypte) auxquels doit faire face l’humanité sont assez bien traités et il est difficile de ne pas faire un parallèle avec les risques actuels liés au dérèglement climatique.

Après plus d’1h45 de séance nous regagnons notre véhicule puis le logement.


VENDREDI 29 JANVIER 2016 (Cosmopolite, cosmopolite !!!!)

Levé du « corps » à 7h15 car il est prévu que nous partions plus tôt afin d’accéder à la librairie Cosmopolite dès 9h30.
Après les activités matinales usuelles, nous décollons du logement aux alentours de 8h50. Tout comme la veille, il nous est impossible de nous garer Bd Thiers, au plus près de la maison d’arrêt. Nous nous trouvons dans l’obligation à 9h07 de nous stationner, comme le jour précédent, sur la partie haute du Bd de la République, près de la place Victor Hugo.
Le temps de rejoindre à marché « cadencée » la librairie Cosmopolite et il est près de 9h15. Je m’attends à ce qu’il y ait déjà une file conséquente à attendre l’ouverture au regard du programme de dédicace de la matinée mais il n’en est rien puisqu’il y a un peu moins de 15 personnes devant les portes. Nous attendons alors sagement que le service de sécurité de la librairie n’ouvre le magasin à 9h30. Dès l’ouverture, je m’enquiers aussitôt des albums Love (le Tigre) et Operation Overlord Vol. 04 et file directement en caisse afin de régler ces achats et obtenir, en contrepartie, des tickets de dédicace. Une fois en possession de ces derniers je me dirige vers l’espace du magasin consacré aux séances de dédicaces.  Tout comme les années précédentes, l’organisation est « rondement » menée et je peux tranquillement rejoindre la table ou sont annoncés F. BERTOLUCCI & F. BREMAUD. Mon comparse me rejoint quelques minutes plus tard. Je suis donc 4ème dans la file et mon camarade 5ème. Ce qui est très encourageant car devant nous des « couples » se sont organisés de façon à ce qu’une des personnes intègre la file tandis que l’autre  se charge de l’achat permettant l’obtention d’un ticket. L’attente est l’occasion de discuter avec la personne qui nous précède et qui se trouve habiter dans le même département que nous. S’entament alors diverses discussions sur notre beau département ainsi que l’Education puisqu’il se trouve être lui-même un enseignant passionné de BD qui se plaît à la faire découvrir à ses élèves le jeudi du festival. Cela permet de pousser la pendule jusqu’à l’arrivée, en avance de quelques minutes, des auteurs. Avant que n’arrive mon tour, nous pouvons « contempler » F. BERTOLUCCI réaliser un lion et plusieurs renards. Comme le scénariste est plus rapide à exécuter ses dédicaces, il les réalise avant son confrère, ce qui nous permet d’échanger avec F. BREMAUD sur la série Love mais également sur celle des Petites Histoires dont ils ont en « démonstration » les deux derniers albums à paraître. Ils ont également la gentillesse de nous offrir des petits tirés à part promotionnels de la série Les petites Histoires.
Quand arrive mon tour face à Federico BERTOLUCI, je lui demande une panthère et il accepte volontiers.


A ma suite, mon comparse demande un renard.

Nous quittons la librairie aux alentours de 11h00 pour rejoindre le stand Rue de Sèvre du Hall 1 afin de participer au tirage au sort pour Alex ALICE et la série le Château des Etoiles. La file est déjà bien « étoffée » mais nous la rejoignons tout de même. Je m’associe à mon comparse pour maximiser ses chances puisque, en ce qui me concerne, j’avais obtenu une dédicace l’an passé. L’attente est rendue plus conviviale par le passage du staff Rue de Sèvre qui distribue à boire (eau ou/et jus de fruits) à ceux qui le souhaitent. La file est limitée à 40 personnes pour, semble t-il, 20 dédicaces et 20 signatures. Quand arrive le moment du tirage, nous piochons tour à tour des tickets signature. Nous ne nous voyons pas racheter un album uniquement pour une signature.
Je retourne à la librairie Cosmopolite afin d’effectuer un « repérage » alors que mon comparse file à l’espace Manga.
Nous nous retrouvons ensuite pour aller, de nouveau, manger au bar de l’Esplanade aux alentours de 12h30.
Le bar est plein et nous devons attendre qu’une table se libère. Nous en profitons donc pour boire un monaco tout en constatant que les membres du staff DelSol bénéficient de la primeur du service. Le temps d’obtenir une table, que la commande se fasse et que les plats arrivent, il est déjà près de 12h50. A l’issue du repas, comme je souhaite être en bonne position pour Davide FABBRI, je ne prends même pas le temps d’un café avant de rejoindre la librairie Cosmopolite aux alentours de 13h20. Lorsque je me présente devant la table de dédicace, il y a déjà une personne bien en place puisqu’elle s’est installée avec une chaise de camping. Tout doucement, la file s’étoffe derrière moi.
J’attends donc patiemment jusqu’à l’arrivée de Davide FABBRI en compagnie de sa femme aux alentours de 14h05.
Lorsqu’il s’installe, il me salue et me demande si j’ai bien reçu son dernier courriel. La première dédicace qu’il réalise est un parachutiste anglais. Lorsque arrive mon tour, je lui demande un Bobba Fett sur une feuille a dessin verte que je lui fournie et il accepte volontiers. Je profite de l’occasion pour lui offrir un « mug » Star Wars puis nous échangeons sur divers sujets dont le cinéma. Je lui demande, entre autre, s’il a vu le dernier Star Wars puis au fil de la discussion, il m’évoque The Revenant qu’il a vu puisque déjà sortie en Italie alors qu’il ne sort en France que le 24 février. A contrario, les italiens n’ont pas encore Les 8 Salopards de Tarentino, sortie dans l’hexagone depuis le 6 janvier. Après vingt bonnes minutes, Davide me remet la superbe dédicace que voilà et qui est également adressée à l’un de mes fils :


Entre temps, mon comparse était déjà remonté pour participer au tirage pour Dustin NGUYEN chez Urban. Lorsque je le rejoins, il est en tête de file alors que moi j’intègre la queue. Il est un peu moins de 15h00 lorsque débute le tirage. Nous sommes tous les deux malchanceux sur notre premier passage et comme il reste des tickets, nous avons la possibilité de participer à un second tour qui ne nous ait pas plus favorable. Comme les tirages pour Jeff LAMIRE et Jason LATOUR suivent, nous en profitons pour intégrer les files puisque les distributions sont rapides. Mais là encore, aussi bien pour mon camarade que pour moi, la chance n’est pas au rendez-vous.
Il est presque 15h15 et comme Joël JURION est annoncé chez Cosmopolite à 16h00, je me dis que cela vaut le coup d’être tenté. Nous refaisons donc une petite descente au niveau N -1 du Champ de Mars. J’en profite pour faire un échange d’album suite à mes achats du matin pour m’enquérir d’un numéro de Klaw. En effet, la condition d’obtention d’un ticket dédicace est l’achat d’un album, mais pas forcément un album de l’auteur en dédicace ce qui n’avait pas été clair pour moi et m’avait induit en erreur.
Arrivé à l’espace dédicace, je demande à une responsable où sera positionné Joël JURION et après qu’elle m’en ait indiqué l’emplacement, je le rejoins et retrouve une personne qui attend déjà et qui est également celle avec qui j’avais attendu la veille pour Marco FELLA chez Panini. Comme nous ne sommes que 2, mon comparse en profite pour s’enquérir d’un album et nous rejoindre. L’heure tourne et nous savons déjà que l’artiste ne pourra être présent à 16h00 puisque c’est l’heure à laquelle il terminait sur le stand Le Lombard et il est de notoriété qu’une séance de dédicaces ne se termine pas à l’heure convenue.
Aux alentours de 16h20, une responsable de la librairie vient nous informer qu’il doit arriver mais qu’il, semble t-il, n’était pas au courant de cette séance pour laquelle son attaché de presse à dû le recontacter.
Lorsqu’il arrive aux alentours de 16h30, nous pouvons constater qu’il est un peu « ronchon » mais au fur et à mesure des discussions, et certainement grâce à la présence de sa « compagne », il retrouve une certaine sérénité et une bonne dose d’humour (parfois graveleux). Devant moi, il exécute un dizzi du Taureau. En ce qui me concerne, je lui demande une tigresse (référence à l’album  # 05) et mon comparse, quant a lui, obtiendra un singe « féminin ».


Lorsque je termine avec Joël JURION, il est prêt de 17h30 et en attendant que mon camarade termine à son tour, je vais acquérir l’un des albums de Cinthia DI FELICE, dont les dédicaces m’ont fait de l’œil une bonne partie de l’après-midi. J’intègre donc la file et n’ai pas très longtemps à attendre mon tour. Lorsque je me présente à elle, j’évoque l’album Dragons qu’elle avait réalisé (et que je possède) à l’époque ou elle travaillait avec FREZZATO sur les Gardiens du Maser. Elle me rappelle que l’album est sorti en 2000 et que cela fait déjà 16 ans, anecdote qu’elle notera d’ailleurs dans la signature de la dédicace suivante :


Je remercie Cinthia DI FELICE et retrouve mon comparse avec lequel nous décidons de rejoindre l’exposition Hommage à Katsuhiro Otomo installé dans les caves du Théâtre. Les planches exposées sont fantastiques aussi bien dans la richesse des œuvres que dans la diversité des artistes. C’est un superbe hommage à la série Akira mais aussi et surtout à son auteur de talent : M. Katsuhiro OTOMO. Cela me rappelle l’anime que j’avais acheté dans la collection Manga Mania (en cassette VHS puis en DVD) mais également des albums Glénat que j’avais acheté à peu près à l’époque de la sortie de la série NOMAD que Glénat avait intégré dans la revue Kaméha (1994) disponible en kiosque et qui comprenait des publications ou prépublications de leur catalogue manga.   

 
  
Une fois en avoir pris plein les yeux, nous intégrons la bulle New York en pleine exécution d’un sketch par deux humoristes déguisés en gendarmes. Ils ont d’ailleurs su s’attirer un petit public. Nous faisons un passage éclair dans cette bulle et à sa sortie, prenons la direction des Halles à la recherche de la galerie Glénat, lieu de vente du catalogue de l’exposition Tribute to OTOMO. Après l’avoir trouvé rue , nous en passons la porte et pouvons admirer de nombreuses œuvres originales à vendre dont des réalisations de Geoff DARROW, Olivier LEDROIT, un tableau de Philippe DRUILLET et des crayonnés de SERPIERI ou LIBERATORE. Après renseignement, le catalogue est à 29,00 €. Je trouve tout de même cela un peu « onéreux » et me laisse le temps de la réflexion.
Nous nous dirigeons ensuite vers le restaurant Angolo Di Italia afin de satisfaire nos estomacs. Alors que mon comparse commande un rizzotto, je prends des pâtes fourrées accompagnées de jambon sec. Nous quittons le resto aux alentours de 19h50 pour rejoindre le cinéma.
Ce soir, notre séance sera Jane Got a Gun. En prenant ma place à l’une des bornes, je m’aperçois que la séance de 20h15 est en VOSTFR. Qu’importe ! le plaisir n’en sera que plus grand.
Le film donne l’impression d’avoir été fait pour et autour de l’actrice. Ce n’est pas le plus grand des westerns qu’il m’a été donné de voir mais certaines scènes restent plaisante et l’isolement de la demeure familiale m’a, après coup, fait penser à l’isolement du fort de Danse avec les Loups. Nous passons tout de même un agréable moment de détente malgré des claquements répétitifs qui perturbent un peu la séance. A l’issue de la projection, nous allons d’ailleurs signaler cette gêne à l’un des ouvreurs et un personnel technique nous signalera que cela provient très certainement de la climatisation. L’un des responsables nous propose alors de nous fournir une place en remplacement mais nous ne pouvons accepter puisque ne restant pas sur Angoulême jusqu’au lendemain soir, nous n’aurions pu en profiter.
Le temps de regagner notre véhicule et rentrer au logement, il est un peu plus de 22h30. Mon comparse charge alors son véhicule puis me quitte pour regagner son domicile. En ce qui me concerne, je prends le temps de coucher sur le papier le compte rendu de cette journée et il est près de 00h15 quand j’en termine au bout de 11 pages de mon cahier Seyes 17x22 (mais il est vrai que j’écris gros !!!).


SAMEDI 30 JANVIER 2016 (la patience est mère de toutes les vertues).

Je me lève aux alentours de 7h00afin de me laisser le temps de ranger l’ensemble de mes affaires en prévision de mon départ mais également pour être un peu plus tôt devant le Hall 1 du Monde des Bulles. Je quitte alors le logement à 8h40 sans avoir pu croiser notre hôte. Contrairement aux deux autres matinées, je trouve à me stationner plutôt facilement le long du Bd Thiers. Il est donc près de 9h00 lorsque je rejoins la file d’attente de l’entrée « accréditations ». Il y a une dizaine de personnes devant moi et j’ai bon espoir pour mon objectif de ce matin : Ralph MEYER pour la série Undertaker. Mon comparse ayant quitté le festival la veille, l’attente, seul, semble un peu plus longue qu’à l’habitude. La patience qui prévaut dans ce genre « d’exercice » est vivement sollicitée. Les minutes passent, l’heure d’ouverture se rapproche et la file des « accrédités » enfle considérablement. Il est à peine 10h00 que déjà nous entendons la foule de l’entrée principale s’engouffrer et se précipiter tel une migration de « buffles » vers les stands. Je ne dénigre pas cette attitude puisqu’il y a quelques années, j’ai du moi aussi certainement forcer le pas pour tenter d’arriver en pôle position pour un dessinateur. Les critiques des années précédentes qui laissaient entendre que les « accrédités » bénéficiaient de « passe-droit » dans la primeur de l’accès aux bulles ne pourront être renouvelées cette année. Je dirais même que ce pourrait être aux « accrédités » d’en venir à critiquer l’organisation dans l’ouverture des bulles.
Une fois les fouilles de rigueur effectuées (présentation du sac, passage à la « raquette » de détection …), je m’oriente vers le stand Dargaud. Quel n’est pas mon étonnement lorsque je constate que la file pour Ralph MEYER est déjà constituée d’au moins 30 personnes !!!
Je ne me décourage pas pour autant et me rassure en me disant que les auteurs sont présents de 10h00 à 13h00. Il n’y a d’ailleurs pas beaucoup de temps à attendre car l’équipe d’Undertaker (scénariste, dessinateur et coloriste) arrive à 10h15. Le flot de passage est constant puisque Ralph MEYER met en moyenne 3 mn par dédicace. C’est un  moyen de satisfaire le plus grand nombre. Le moins rapide se trouve être Xavier DORISON qui prend le temps de discuter avec son public et qui, de plus, est placé entre deux dessinateurs de séries qu’il scénarise. En plus d’Undertaker, il dédicace des albums Le Maître d’Arme illustré par Joël PARNOTTE. Le temps s’écoule assez rapidement. Au bout d’un moment, le staff affiche qu’il n’y aura des dessins que jusqu’à 12h45 et qu’ensuite, ce ne seront que des signatures. Cela ne me soucie guère puisque le rythme de Ralph MEYER est constant.
Il est alors près de 11h30 lorsque je me présente face à R. MEYER qui me réalise la dédicace suivante :


L’album passe ensuite entre les mains de la « charmante » Caroline DELABIE qui le transmet à X. DORISON, tout en le pressant gentiment mais ce qui ne l’empêche pas d’enchaîner les discussions. Lorsque je me présente à lui et qu’il prend connaissance de mon prénom, s’ensuit une conversation sur le prochain film de Luc BESSON et sa « retranscription » visuelle. Il souligne alors que notre échange « gentiment » conflictuel fera que ce moment de dédicace me restera en mémoire. Il est vrai que j’en garderai un bon souvenir.
Alors que 11h45 s’annonce, je décide de faire une petite escapade au sein du Hall 2. Une fois entrée, face à l’afflux de visiteurs, j’écourte ma visite et rebrousse chemin très rapidement. Je m’oriente vars la librairie Cosmopolite pour faire un tour d’horizon des auteurs présents. Là encore, la foule est conséquente. Je reste donc très peu de temps et opte pour un retour dans le Hall 1 afin de m’informer du tirage au sort pour Dustin NGUYEN chez Urban Comics qui doit se dérouler à 13h00. Une légère file s’est constituée (à peine 5 personnes) qui ne cessera de s’allonger au fur et à mesure. Une seconde file est créée en parallèle pour Jeff LEMIRE (scénariste de la série Descender et auteur/illustrateur de la série Sweet Tooth).
Le temps s’écoule progressivement et à 13h00 tapante, le tirage est lancé (avec la pression de la sécurité qui ne supporte pas de voir grossir des files en pleine allée un jour d’affluence). Un membre du staff distribue les tickets et n’hésite pas à clamer haut et fort qu’il est possible de refaire un tour ou bien de rejoindre la file pour Jeff LEMIRE dès lors qu’il reste des tickets. Mon premier passage pour Dustin NGUYEN étant infructueux, je réponds à l’invitation d’un  second passage et ce coup là, Bingo !!! Je suis pleinement satisfait car avec ce ticket gagnant, j’atteins tous les objectifs que je m’étais fixé pour cette 43ème édition du FIBD. Je m’empresse de m’enquérir du Volume 01 de la série Descender – qui de plus n’est qu’à 10 € - afin de me le faire signer car je préfère présenter une feuille de dessin lors de mon passage. Même si la séance de dédicaces n’est que dans 1 heure, je rejoins de suite la table des dédicaces et bien m’en prend car il y a déjà près de 6 personnes qui attendent. Il semble qu’il y ait eu une vingtaine de tickets gagnants puisque Dustin NGUYEN effectue des « head sketch » qui sont plutôt rapides. Le dessinateur de comics arrive vers 14h10 et je me présente à lui aux alentours de 14h30. Je lui demande alors un Killer Croc et après une brève hésitation, en voici le résultat :


Si je ne lui avais pas demandé de personnaliser la dédicace, il ne l’aurait pas fait ce qui m’a vraiment surpris car lorsqu’on connaît certaines pratiques qui consistent à revendre à prix d’or des dédicaces (notamment outre atlantique), il est étonnant qu’un artiste puisse « involontairement » jouer le jeu d’éventuels spéculateurs.
J’en profite également pour faire signer l’album à Jeff LEMIRE qui est aussi en train de dédicacer sur le stand.

Prochaine étape, l’exposition consacrée à Hugo PRATT qui se trouve à l’espace Franquin. Pour m’y rendre, je passe devant l’entrée principale du Hall 1 afin de savoir si, malgré la pluie, la foule est au rendez-vous et force est de constater Que le crachin n’a pas démotivé les amateurs puisque le file d’attente se prolonge quasiment jusqu’à la rue de Montmoreau. Je prends ensuite la rue Hergé et tourne place Saint Martial pour accéder à l’entrée principale située à l’arrière de l’espace Franquin proche du CCAS. Il y a une légère attente pour accéder au bâtiment qui héberge également les Rencontres Dessinées.
Lors de mon passage, une jeune femme qui se trouve devant moi et qui constate qu’un membre de l’organisation du festival comptabilise les entrées (pour permettre également une temporisation dans les flux) lui demande alors à combien il en est. Il répond alors : « Plus de 3000 ». Est-ce pour la journée sachant qu’il y a une seconde file d’accès et que l’expo n’est ouverte que depuis 10h00 ?
Quoi qu’il en soit, cela laisse entendre que l’espace Franquin est fortement sollicité. D’ailleurs, la meilleure preuve en est la salle d’exposition puisque c’est à un rythme d’escargot que la progression se fait dans des allées ou les oeuvres affichées permettent un tour d’horizon de l’univers de Pratt sous une approche littéraire. C’est un véritable Choc en ce qui me concerne car n’étant pas un aficionado du maître Vénitien et encore moins de Corto Maltese (mon meilleur souvenir d’une lecture d’Hugo PRATT reste Les Scorpions du Désert que j’avais lu lorsque j’étais collégien grâce au fonds BD du CDI) , je reste stupéfait de la qualité et la richesse des originaux présentés, notamment les aquarelles dont celles sur les indiens d’Amérique du Nord pour la série Fort Wheeling. J’en profite pour faire quelques clichés que je compte bien transmettre à mon ancien Chef qui est un « admirateur » de l’emblématique aventurier à anneau et cigarette.
L’expo permet également de redécouvrir des anciens numéros de Pif (gadget) revue qui a bercé mon enfance.

 

 Je fais rarement les expositions lors de mes séjours à Angoulême mais je dois dire qu’il aurait été franchement regrettable de ne pas profiter de celle-ci.
Il est un peu plus de 15h15 lorsque je quitte l’espace Franquin. Il est alors temps pour moi de rejoindre mon véhicule et, à 15h30, quitter définitivement le festival et la ville qui l’héberge.

BILAN = L’édition 2015 m’avait apporté énormément de satisfactions grâce à d’incroyables rencontres (E. LEPAGE, A. ALICE, D. FABBRI …).
L’édition 2016 restera quant à elle mémorable en plusieurs points. Tout d’abord parce que j’ai pu accéder à l’ensemble des dessinateurs que je m’étais « programmé » dont un qu’il me tardait de rencontrer (F. BERTOLLUCI, très peu présent à Angoulême). Ensuite parce que j’ai pu profiter du talent d’autres artistes et ce, de façon inopinée (Cinthia DI FELICE et Marco FELLA). Enfin, parce que j’ai découvert des oeuvres magnifiques et d’une grande richesse à travers les expos auxquelles j’ai accédé. Mon plaisir n’en a été que plus Grand grâce, une nouvelle fois, à la gentillesse et la disponibilité des « artistes » qui nous remercient et nous comblent  à leur manière, à savoir en nous offrant des dédicaces. 
Je remercie tout particulièrement notre hôte sans qui nous ne pourrions vivre et partager cette passion et aventure bédéphile. 

10 décembre 2016

DAVIDE FABBRI ART BOOK



Au détour de mes recherches régulières sur l’un des fameux moteurs de recherche d’internet afin de découvrir les dédicaces qu’a pu réaliser Davide Fabbri lors de ses apparitions en festivals (et elles ont été nombreuses depuis le mois de septembre : Tours, Nantes, Paris la Défense, Lucca, Boulogne-Billancourt …), mon regard se focalise sur cette image  qui me semble inédite. En cliquant dessus, je suis renvoyé vers la section de l’éditeur COMMA 22 du site Fumetto Online : Alessandro Distribuzioni, librairie italienne située à Bologne.
Cet éditeur ne m’est pas inconnu puisque c’est déjà via ses services que j’ai acquis diverses publications italiennes de Davide (Sketchbook, Fa Un Po’Male, Benares Inferno # 01 & 02, Operazione Overlord 2 & Cyborg Omnibus).

J’approfondie ma recherche pour m’éviter toute confusion et m’assurer que ce n’est pas une "redite" du sketchbook édité en mars 2007. Les quelques informations que je peux obtenir précisent que c’est un ouvrage sorti en novembre 2016, qu’il fait 96 pages (contre 48 pour le sketchbook) et qu’il est en couleur et noir et blanc (alors que le sketchbook n’est qu’en noir et blanc).
Cela me réconforte donc et je me retrouve alors avec la possibilité de choisir entre deux versions, la classique et une variante. Ne sachant pas vraiment, hormis la couverture, ce qui les différencie, j’opte pour l’acquisition des deux versions  à 14 € l’unité et 17 € de frais de port pour les deux ouvrages (c’est là que ça pique !!!).
Je passe donc ma commande le 03 décembre et celle-ci est livrée par GLS le 09 décembre.

A l’ouverture du paquet, je découvre donc les deux ouvrages enveloppés l’un contre l’autre. Ce sont des ouvrages brochés (encollés) avec des couvertures souples cartonnées.

Voici des images pour vous faire une idée de la différence entre les deux concernant la couverture et la quatrième de couverture.



                                                                    
Autant le dire de suite, la seule différence provient de la couverture car le contenu est strictement identique.

La couverture "variante" laisse supposer que le dessinateur puisse y réaliser un dessin car la couleur est proche de celle des feuilles qu’il utilise pour réaliser ses dédicaces.

Et le contenu, allez-vous me dire car c’est pour cela que nous lisons ton article Comicofyl et non pas pour tes blablas introductifs …

Et bien, je vois vous le dire. J’en ai réellement eu pour mon argent car il n’y a aucune réédition de ce qu’il peut y avoir dans le sketchbook.
Alors il n’y a que de l’inédit, allez vous me rétorquer.  Et bien oui et … non.
Il y a de nombreuses illustrations que l’on peut trouver lorsqu’on fait une recherche sur internet et des crayonnés et travaux de recherche que l’on retrouve dans l’album Operazione Overlord 2. En revanche il y a énormément de crayonnés, dessins, dédicaces ou projets qui m’étaient inconnus.

J’ai eu le plaisir d’apprécier de fantastiques choses sur Star Wars, pour DC (Batman, Lobo, …) Marvel (Punisher), un projet (Monkey Age), des dédicaces sur Opération Overlord, des sketches de Red Sonja et de nombreuses sketches Cards de chez Topps.

Voici deux images pour vous donnez un aperçu du contenu et vous incitez à l'acquérir
 
 












Ces achats sont un ajout de taille à ma collection car ils accentuent l’intérêt que je porte au travail de Davide de par la qualité de son travail. Je conçois que l’on puisse ne pas aimer son style mais on ne peut lui reprocher les indéniables qualités graphiques dont il fait preuve et le soin du détail qu’il apporte et affectionne.
Je me plais à savoir qu’il travaille pour le marché français avec la série Opération Overlord chez Glénat, cependant, je regrette qu’il ne soit plus associé à des comics Star Wars car en lui confiant des séries sur l’Empire, Dark Horse avait perçu le soin qu’il y apporterait. Petit papa Disney, pourrais-tu rappeler Davide sur une série Star Wars ? ( je l’aurai bien vu sur la prochaine série Darth Maul ou bien sur un futur titre un peu plus "Impérial").

De plus, pour l’avoir rencontré à de multiples reprises, je peux vous assurer que davide est d’une gentillesse incroyable, toujours à l’écoute et n’hésitant pas à réaliser avec un réel plaisir la dédicace que vous lui demanderez.

22 juin 2016


18èmes Rendez-vous de l'Histoire à Blois - 10 et 11 octobre 2015

Voici les dédicaces obtenues lors de cette édition des rendez-vous de l'Histoire

 
 




ANGOULEME 2015 - FESTIVAL DE LA BD - RETROSPECTIVE

MERCREDI 28 JANVIER 2015 (les balbutiements)

Mon comparse m’appelle aux alentours de 15h/15h15 pour me signaler qu’il a fallu qu’il gère avec le service réservation du FIBD l’envoi des documents pour valider les badges.  Après de multiples appels, les documents doivent lui parvenir sur sa boite mail pour qu’il puisse ensuite me les transférer pour que je les imprime. Cela retarde donc notre départ. A son arrivée, il charge ses affaires dans mon véhicule et nous pouvons prendre la route aux alentours de 16h15.
Avec la pluie battante, le trajet n’est pas des plus agréable et cela empire dès lors que nous accédons à la N10 et son flot de camions. Ma concentration est donc très « forte » et les conditions me rappellent que ma voiture à près de 20 ans. Après 2h30 de conduite sous « haute tension », nous arrivons chez notre hôte qui nous attendait pour nous confier les clés du logement. Après avoir déposé nos affaires, nous nous dirigeons vers le centre ville. L’heure est bien tardive pour récupérer nos pass mais nous poussons tout de même jusqu’au bureau qui les délivre et qui se situe à l’Hôtel de Ville. Comme prévu, la porte est close. Nous décidons alors d’aller dîner et nous engageons dans des ruelles familières en raison du caractère annuel de nos visites Angoumoisines. Nous retrouvons les enseignes des restaurants et la pluie battante qui nous accompagne accélère  notre choix : La Sicilia. Après avoir dégusté ma pizza basquaise puis ma coupe café liégeois pour un rapport qualité/prix des plus correct, nous nous orientons vers le cinéma avec une escale au bar de l’Esplanade pour prendre un café. Il est alors près de 22h10 lorsque nous arrivons au CGR. Nos réduisons nos sélections aux films Invincible et Taken 3 et après discussion arrêtons notre choix sur Invincible puisque la séance est à 22h15 et la salle déjà ouverte. 
Il est plus de 0h30 quand la séance se termine. Invincible est un film que l’on n’oublie pas. La réalisation d’Angelina Jolie est plutôt efficace sans être « profonde » et la retranscription/adaptation de cette histoire « vraie », sans éviter les écueils patriotiques, n’en conserve pas moins un caractère « sincère ». Nous partageons les affres subis par Louis "Louie" Zamperini, athlète habité d’une volonté que rien ne peut briser.

Nous reprenons alors la voiture pour un retour au logement et une petite nuit de sommeil


JEUDI 29 JANVIER 2015 (la mise à « feux »)

Le réveil sonne à 7h00 et je me laisse les 10 mn de rappel avant de me lever pour effectuer les usages habituels (douche, petit déj, pause toilette …). Une fois tout le monde près, nous quittons le logement aux alentours de 8h45 et prenons la direction du centre ville vers nos lieux de stationnement habituels, à savoir proche de la maison d’arrêt. Après un petit tour, nous trouvons un emplacement aux alentours de la place Victor Hugo.
Nous filons ensuite vers l’Hôtel de Ville afin de pouvoir récupérer nos badges tandis que la pluie de la veille est toujours de la fête. A notre arrivée, premier contrôle afin d’accéder à la cours intérieures. Il nous faut présenter la facture, ainsi qu’une pièce d’identité. Ensuite, direction le bureau accueil retrait des badges où, là encore, nous devons présenter la facture afin d’accéder au Q.G. qui va enfin nous délivrer les « précieux ». 
Il est alors près de 9h20 lorsque nous pouvons prendre la direction du Champ de Mars. Nous y arrivons vers 9h35 et nous engageons dans la file d’attente qui n’est pas encore trop importante mais qui ne nous permet pas d’être sous le tivoli.
Peu de temps avant l’ouverture « officielle », la sécurité commence à faire entrer les festivaliers car la rigueur des contrôles impose l’ouverture des sacs puis la sortie de tout objet métallique afin de le déposer dans une corbeille alors que les personnes sont « passées » au détecteur de métaux (en forme de raquette). Une fois cette première étape franchie, nous devons présenter nos badges puis nous sommes « maintenus » dans une zone « tampon » en attente de l’ouverture définitive.
A l’heure fatidique, nous accédons enfin à la bulle ce qui nous permet de nous diriger vers l’espace Panini afin de nous inscrire sur la liste des tirages au sort pour Paul RENAUD. Avant que ne débute le tirage au sort, nous en profitons pour faire un petit tour d’observation (stands Akileos, Glénat, Paquet …). Je fais également quelques achats sur le stand Panini puisque j’étais missionné pour plusieurs commandes. J’acquiers également à titre personnel l’album Wolverine / Spider-Man : Chaud devant de MADUREIRA (qui comprend ses épisodes de Avenging Spider-Man & Savage Wolverine) et l’ouvrage hommage « je suis Charlie »).
Le tirage au sort a lieu aux alentours de 10h30 et nous ne sommes malheureusement pas gagnants.

 











Mon compère qui avait repéré l’album Castan aux éditions Des bulles dans l’Océan en profite pour l’acheter et se glisse dans la file d’attente qui n’est pas encore conséquente tandis que j’arpente tranquillement le Hall 1 en découverte/repérage des différents stands.
Une fois la dédicace de mon compère obtenu, nous quittons la bulle pour nous rendre à la librairie Cosmopolite et prendre connaissance de leur planning de dédicaces. Je profite de mon passage dans cette librairie pour acquérir notamment des albums des Petites Histoires (de Frédéric BREMAUD & Fédérico BERTOLUCCI). Il est alors près de 12h30.
Ensuite nous retournons dans le Hall 1 et le dessinateur de Castan a repris les séances de dédicaces. Comme il n’y a pas énormément de monde et que je n’ai pas d’objectif définis, j’achète le tome 2 (mon comparse ayant acquis le 1) et me glisse dans la file d’attente tandis que mon comparse préfère vaquer à d’autres "prospections". Il est déjà aux environs de 14h30.
Cette dédicace est l’occasion de rencontrer et discuter avec Alexandre MORELLON, un jeune dessinateur « motivé » qui se souci du ressenti et des retours des lecteurs. Les progrès graphiques effectués sont perceptibles au feuilletage du second tome.
Voici la dédicace obtenue :



Je rejoins alors mon comparse qui se trouve au sein de l’espace Para-Bd et notamment sur le stand Attakus / Comix Buro. Il me montre alors la dédicace qu’il s’est faite faire sur le sketchbook de MIG, et celle-ci me décide à lui emboîter le pas. J’acquiers ledit recueil de crayonnés et attend patiemment mon tour. Lorsque je me présente à lui, je lui demande une "démone" et voici le résultat :



Alors que cette première journée de festival est déjà bien avancée - il est un peu plus de 17h00 - et comme nous n’avons pas pris le temps de déjeuner, nous poussons les portes de Quick afin de nous  rassasier même s’il n’est que 17h30.
Aux alentours de 18h15 je refais un passage par la librairie Cosmopolite avant de regagner le Hall 1 du champ de Mars sans but précis. Au hasard de mes « pérégrinations », je passe par le stand Le Lombard et constate que la file pour R. SURZHENKO n’est  pas très chargée. J’en profite donc pour acquérir le dernier album de la série Louve et intègre la queue. Il y aurait eu une limite imposée par le staff mais celle-ci n’a pas vraiment été respectée d’autant que le débit de dédicace de l’artiste (grandement moins de 5 minutes) lui permet de satisfaire bon nombre d’amateurs. De plus, il ne semble pas vouloir quitter sa place afin de contenter un maximum de personnes. Lorsque je me présente à lui le dialogue n’est pas facile puisqu’il parle très peu français. Je n’ai pas besoin de lui demander quoi que ce soit puisqu’il anticipe mon choix et me réalise la Louve que voici :



Il est alors un peu plus de 19h00 et nous décidons d’aller boire un verre avant de rejoindre le Mega CGR afin d’assister à la séance de 20h15 pour le film Taken 3. Le film se passe de commentaires. Autant le 1 était plutôt bon (toute proportion gardée face au genre) autant celui-ci est « énormissime » jusqu’à en être désopilant.
Après plus d’1h30  de projection nous prenons la direction du logement.

Pour info, mon comparse avait mis en route une application podomètre sur son smartphone et le bilan de la journée en distance parcourue s'élève à 21,3 km.



VENDREDI 30 JANVIER 2015 (le zénith)

Réveil à 8h00 suite à une bonne nuit réparatrice. Après la réalisation des tâches matinales de rigueur (douche, petit-déjeuner …) nous avons la visite de notre hôte avec lequel je partage un petit café et quelques nouvelles. Il est alors près de 9h30 quand nous quittons le logement pour cette seconde journée de festival.
A notre arrivée aux alentours de la maison d’arrêt, les places se font rares d’autant qu’avec les interdictions de stationner liées à l’élagage des arbres, les stationnements sont limités mais nous arrivons tout de même à trouver un emplacement disponible.
Nous prenons la direction du Hall 1 du Champs de Mars avec entrain. Arrivé sur site, nous intégrons la file de l’entrée réservée aux possesseurs de badges. Celle-ci, située proche du stand Dargaud ne permet pas d’entrée avant l’heure d’ouverture, elle permet simplement de libérée les deux autres entrées (il y avait longtemps qu’il n’y avait pas eu deux entrées pour ce Hall 1) du nombre important de festivaliers possesseurs de badges. Cette entrée ne garantie aucunement la primeur d’une arrivée à un stand avant les autres (contrairement à ce que certains peuvent croire) d’autant qu’avec le principe de tirage au sort ou d’inscription sur liste (pour là encore participer à un tirage au sort), l’obtention d’une dédicace est de plus en plus « aléatoire ». Heureusement, il reste encore des éditeurs et des auteurs pour lesquels la patience de l’attente à « l’ancienne » (faire la queue puis le planton suite à un choix mûrement réfléchi et pouvoir obtenir son Saint Graal) reste de mise.
A l’annonce de l’ouverture du festival par la voix pré-enregistrée, les festivaliers pénètrent au sein des bulles au rythme des conditions de sécurité.
Notre choix de ce matin, le tirage au sort des éditions Rue de Sèvres pour le Château des Etoiles d’Alex ALICE. Nous nous glissons donc dans la file d’attente constituée et qui est déjà conséquente. L’organisation de l’éditeur est tel qu’il ne faut pas attendre longtemps avant que le tirage ne soit réalisé. Petit à petit, nous cheminons vers le membre du staff Rue de Sèvres en possession de la « poche » au sein de laquelle nous glissons notre main (heureuse ou pas) afin de sélectionner un ticket « à l’aveugle ». Mon comparse qui me précède ne tire pas de ticket gagnant tandis qu’en ce qui me concerne, Bingo !!! Je suis très heureux car j’ai énormément apprécié l’album d’Alex ALICE et cela me donnera l’occasion d’échanger avec lui, d’autant que ma dernière rencontre avec cet artiste remonte à Angoulême 1997 pour un album du Troisième Testament. 




Je me dirige ensuite vers le stand Glénat pour m’inscrire sur la liste de Davide FABBRI. L’organisation des dédicaces chez Glénat est particulière et est même l’objet de « frictions » entre festivaliers. N’ayant pas assisté à la scène, je ne peux en exprimer les véritables motifs mais il semble que des mécontentements liés à l’ordre d’arrivée en fonction des portes d’accès à la Bulle aient fait monter le ton et nécessité l’intervention du service de sécurité (les « hommes en rouge ») pour calmer le jeu. Il semble même que les personnes concernées aient été retirées des files d’attente. Que d’ambiance pour obtenir un dessin de Juan GIMENEZ !!! De mon coté, j’attends patiemment de pouvoir me présenter devant les deux responsables des plannings de dédicaces qui inscrivent nos noms sur les listes des dessinateurs. Il semble que nous soyons limités à deux artistes alors que les listes elles-mêmes sont limitées en quantité. Une fois l’inscription réalisée, nous obtenons un (des) ticket(s) souche qui permettra l’obtention d’un dessin à la condition que celui-ci soit tamponné en caisse à l’achat d’un album. En résumé, il faut patienter pour obtenir un ticket, puis patienter en caisse pour acheter un album et obtenir le « coup de tampon » et enfin patienter devant l’auteur lorsque celui-ci est annoncé puisque le numéro d’inscription sur les listes ne garantie pas l’ordre de passage. C’est du sport mais c’est la règle !
Après avoir obtenu mon ticket et être aller acheter un album d’Operation Overlord, je retourne sur le stand de Rue de Sèvres afin d’acheter un nouvel exemplaire du Château des Etoiles. En effet, j’ai prêté mon exemplaire classique et ne l’ai pas récupéré pour le festival. De plus, je ne voulais pas me promener avec le grand format, je suis donc contraint à racheter l’album (mais avec la certitude d’une dédicace). Je me dirige ensuite vers le stand de dédicace des éditions Rue de Sèvres pour voir si Alex ALICE est en train de réaliser ses premiers dessins. En me rapprochant et discutant avec les gagnants qui sont déjà là, je découvre que la séance a été décalée de 10h30 à 12h30. Je ne souhaite pas trop quitter la bulle sachant que la file des gagnants s’étoffe sensiblement. Un choix cornélien s’impose alors à moi puisque je souhaite également participer au tirage au sort pour l’artiste Sean MURPHY sur le stand Urban. Mon comparse tente le coup mais je renonce très rapidement car la foule et les conditions rédhibitoires (la file tourne très vite à l’amoncellement et la personnes qui distribue les tickets ne peut qu’être dépassé) m’incitent à conserver ma place dans la file pour Alex ALICE.
Etant 5ème ou 6ème dans la file, je patiente sagement avant que n’arrive l’artiste. Une fois que celui-ci est en place et qu’arrive mon tour, c’est l’occasion d’un bel échange avec un dessinateur talentueux.



Sans but précis, je me promène au sein de la bulle en observant les divers stands et me « baigne » de cette ambiance de festival si particulière.  En voyant le stand Futuropolis, je me motive et tente la rencontre avec Emmanuel LEPAGE. Il est encore loin d’être son heure de dédicace, mais la file d’attente est déjà longue, d’autant qu’elle concerne trois auteurs différents et que la distribution des tickets pour la séance d’E. LEPAGE (15h45 à 19h00) se déroule à 14h00. Les conditions d’obtention d’une dédicace chez Futuropolis sont particulières. Le staff laisse rentrer les personnes par groupe de 6 à 8 personnes sur le coté droit du stand. Celles-ci choisissent alors un album et après achat obtiennent un ticket de dédicace. L’attente est d’autant plus « stressante » que l’on voie les acheteurs passer en caisse et obtenir un ticket tout en sachant qu’il n’y aura que 24 chanceux pour E. LEPAGE. Plus on se rapproche, plus on espère qu’il restera des tickets tout en voyant leur nombre s’amoindrir, ce qui rend l’attente de plus en plus « pesante ». Quand arrive enfin notre tour (puisque nous sommes près de 8 à obtenir enfin notre « droit de passage »), nous choisissons notre album (Voyages vers les Iles de la Désolation en ce qui me concerne) et nous dirigeons « promptement » vers la caisse afin d’obtenir le ticket tant souhaité. Quand je présente mon album au vendeur et que j’obtiens un ticket, quelle n’est pas ma satisfaction qu’il en reste encore quelques-uns !!!  Il est alors un peu plus de 14h30. Je décide alors de vaquer au sein des différentes bulles en attendant l'heure de dédicace chez Futuropolis.




Je rejoins le stand Futuropolis en prévision de la dédicace d’E. LEPAGE bien an avance sur l'heure annoncée. Et là également, plusieurs des personnes ayant obtenu des tickets se sont rassemblés bien avant l’heure. La file s’étoffe selon l’ordre d’arrivée et elle est créée à l’écart du stand puisque l’artiste n’est pas encore affiché et qu’aucune place n’est encore libre, de nombreux auteurs étant à l’ouvrage afin de satisfaire leur lectorat.
Lorsqu’il arrive sur le stand E. LEPAGE, prend place rapidement en saluant ses camarades dessinateurs qui l’entourent. C’est une personne qui partage volontiers les expériences de ses aventures vers les T.A.A.F. Lorsque arrive mon tour, j’ai l’occasion d’aborder les Kerguelen puisque l’un de mes cousins y a effectué une mission dans son cadre d’emploi en tant qu’officier marinier. J’évoque avec E. LEPAGE les retours faits par mon cousin auprès de la classe de primaires de ma femme dans le cadre d’un projet pédagogique. Nous discutons également des « tampons » personnalisés (marcophilie) dont dispose les membres des missions. Mon cousin ne manquait d’ailleurs pas de nous gratifier du sien lorsqu’il nous écrivait.
Je passe un très agréable moment en compagnie de ce dessinateur qui réalise de superbes dédicaces, pour preuve celle-ci :



Il est alors pas loin de 17h00 et je peux poursuivre avec comme prochain objectif : Davide FABBRI.
Si vous lisez mes publications sur ce blog, vous n’êtes pas sans savoir que ce dessinateur italien tient une place particulière dans ma bédéthèque ainsi que dans mon « top artiste». Je ne suis d’ailleurs pas vraiment « objectif » en ce qui concerne ses publications même s’il est indéniable qu’il est talentueux J.
Lorsque j’arrive au stand de dédicace Glénat, je me trouve face à une marée humaine en attente de quelques têtes d’affiche. Davide est annoncé à partir de 17h00 mais quel n’est pas mon étonnement de constater qu’il y a déjà plusieurs personnes à attendre dont l’amie d’une amie, passionnée de BD et  qui, elle aussi ne manque pas une édition du festival depuis de nombreuses années. Après son passage face à Davide, je l’interpelle pour la saluer et admirer sa dédicace. Je lui demande alors si elle était « cliente » des albums de Davide ? Elle me répond que non puisqu’elle ne connaissait pas ses albums Operation Overlord. En fait,  son choix s’est porté par dépit sur ce dessinateur puisqu’au moment des inscriptions du matin, c’était l’un des noms dont la liste n’était pas encore complète. Cependant, elle n’est pas mécontente de son choix puisqu’elle apprécie la dédicace qu’il lui a réalisé.
Après le passage de plusieurs personnes devant moi dont certains demande plus facilement des personnages de l’univers Star Wars que des soldats de la seconde guerre mondiale, arrive finalement mon tour. Lorsque je me présente à lui, Davide me salue allègrement. S’ensuit de nombreuses discussions le temps qu’il me réalise un Landser en pleine action.


J’en profite également pour lui offrir un petit cadeau personnalisé. En effet j’ai eu l’idée d’une casquette  comportant sa signature brodée. Je suis donc passé par un site d’objets publicitaires (Vistaprint) pour obtenir et réalisé l’objet en question.
Lorsqu’il ouvre le paquet, il est agréablement surpris et trouve le concept sympathique.
Une fois ma dédicace obtenue, je ne manque pas de le remercier vivement puis je retrouve mon compère avec lequel nous errons au sein des diverses bulles avant de terminer par le Hall 1 que nous quittons alors qu’il est un peu plus de 19h00.
Prochaine étape, l'avant première nationale du film  d'animation  Les Chevaliers du Zodiaque – La Légende du Sanctuaire dont la séance est à 19h30. Avec nos places, nous obtenons des « affichettes » du film. Après une brève introduction par l'un des membres du staff du Mega CGR avec des questions et différents lots à gagner, nous assistons à la séance qui me permet de me replonger plus d'une décennie en arrière. Visuellement, rien à voir avec la série d'origine puisque l'animé est traité à la façon du film Albator, Corsaire de l'espace qui était sortie en 2013. Graphiquement, c'est superbe malgré des choix surprenants dans le traitement de certains personnages dont le Chevalier du Cancer.
A l’issue de la séance nous faisons une halte au bar de l’esplanade afin de dîner puis nous regagnons le logement aux alentours de 23h00.



SAMEDI 31 JANVIER 2015 (malheureux aux jeux …)

De violents maux de tête me réveillent à 7h00. Je traîne un peu avant de me lever aux alentours de 7h45. Je réalise alors les usages matinaux quotidiens avant que ne se présente notre hôte avec lequel je partage un café. Avant que n’arrive l’heure du départ, aux alentours de 9h20, nous chargeons le véhicule et effectuons un dernier contrôle afin de nous assurer de ne rien avoir oublié (j’ai toujours en mémoire ma mésaventure de ?). Notre hôte est également du trajet pour le centre ville et nous le déposons aux abord d’un arrêt de bus afin qu’il puisse aller faire quelques courses. Quant à nous, nous poursuivons vers notre zone de stationnement habituelle. Nous trouvons de la place sans peine puisque les travaux d’élagage n’ayant pas lieu le week-end, les cônes de signalement ont été retirés.
Nous nous dirigeons ensuite vers le Hall 1 du Champ de Mars pour emprunter  la même entrée que la veille, à savoir celle réservée aux badges. Dans la file d’attente nous sommes, à quelques mètres près, situés à la même place que le vendredi. Que faut-il en déduire ? Que les « adeptes » possesseurs de badges pensent ne pas avoir à se lever trop tôt ou bien qu’ils ont conscience, comme je le disais plus haut, que quel que soit le type d’entrée en sa possession (badge, bracelet …), la généralisation des tirages au sort pour les « têtes d’affiche » n’imposent plus d’être le premier devant un stand ?
A l’heure d’ouverture, je me prépare à la fouille et anticipe en commençant à sortir clefs, portefeuilles, portable … Quelle n’est pas ma surprise lorsque la personne en charge de la sécurité me laisse passer après m’avoir rapidement scanné avec sa « raquette ».
Nous prenons ensuite la direction du stand Panini pour nous inscrire sur les listes des deux dessinateurs présents ce matin, à savoir Paul RENAUD et Mike DEODATTO. Nous nous inscrivons sur les deux listes pour maximiser nos chances tout en sachant que l’on ne peut être éligible que pour une seule dédicace sur l’ensemble du festival. Jeremy MANESSE, en charge des tirages, le rappel justement haut et fort puisque, comme il le dit lui-même, s’est fait « entourlouper » par 2 personnes le jour précédent. Lors des tirages, si les personnes « élues » ne sont pas présentes, sur le stand, la dédicace est remise en jeu. Concernant ce tirage, il semble être celui des familles. En effet, un père et son fils sont tirés au sort tout comme une mère et sa fille. Même si les tirages ne nous sont pas favorables, j’ai plaisir à constater qu’il y a plusieurs « élus » qui sont de jeunes enfants.
Comme nous n’avons rien de fixé pour le reste de la matinée, je propose à mon comparse de rejoindre le stand Urban pour le tirage au sort de Sean MURPHY. Celui-ci n’est pas trop chaud car le tirage ne doit avoir lieu qu’aux alentours de 12h30 et il n’est pas ou plus en condition  de faire le planton. Néanmoins, il me tient compagnie. Nous ne sommes qu’une petite dizaine mais le staff de l’éditeur nous incite à nous éparpiller et revenir plus tard pour éviter que le service de sécurité ne vienne se plaindre. Même si nous sommes peu enclin à quitter un « positionnement » favorable, l’ensemble des personnes composant la file s’exécute.  Nous sortons donc du Hall 1 et prenons la rue piétonne en quête de magasin de « fringues » pour homme. 




Je ne fais que très rarement les soldes et comme nous avons un peu de temps et que je suis à la recherche d’une veste ou d’un duffle coat, l’occasion est toute trouvée. Nous voilà donc en train de pousser les portes de quelques magasins « spécialisés » dont l’un d’eux me permet de trouver mon bonheur. Une fois mon achat réalisé et l’heure avançant, nous reprenons la direction du stand Urban et espérons retrouver la position que nous avions laissée. Qu’elle n’est pas notre surprise en constatant que la plupart de ceux à qui il avait été demandé de « s’éparpiller » n’ont pas, contrairement à ce qu’il nous avait semblé, vraiment joué le jeu de la demande du staff. Nous nous retrouvons donc face à une file (si on peut l’appeler ainsi) plus que conséquente et nos espoirs d’obtenir ne serait-ce qu’un ticket s’amoindrissent considérablement. Quand arrive l’heure du tirage, nous progressons lentement vers le membre du staff qui distribue les petits billets. Ceux qui nous sont « alloués » ne sont pas gagnants et c’est avec une certaine « amertume » que nous quittons le stand Urban et par la même occasion la bulle.
Avant de quitter définitivement le festival et la ville d’Angoulême, nous faisons un dernier passage par la librairie Cosmopolite.
Nous rejoignons ensuite notre véhicule pour un retour vers nos vertes contrées du bocage Deux-Sévrien.


BILAN = Si l’édition 2014 avait été riche en rencontres de dessinateurs de renoms (COYOTE,  A. VARANDA, O. VATINE ou bien E. MARINI), l’édition 2015 n’en est pas moins passionnante puisque avoir pu partager quelques instants avec  R. SURZHENKO, E. LEPAGE, A. ALICE  ou bien D. FABBRI a été un véritable plaisir et les contempler réaliser les dédicaces qu’ils nous offrent est un vrai régale visuel. Certaines rencontres n’étaient pas « programmées » ce qui rajoute au plaisir mais également atténue la face « sombre » de la machine FIBD (organisation « mercantile ») puisque se dire qu’il est encore possible (avec tout de même énormément de patience) d’accéder à des auteurs de renoms de façon « impromptue » au gré de nos pérégrinations de festivalier reste somme toute «enivrant ». Cela ravive également ma flamme pour un festival qui, en ce qui me concerne, a progressivement perdu de sa « fraîcheur » et de sa magie peut être en raison de ma fréquentation systématique depuis près de vingt ans qui fait que l’euphorie de mes premières éditions (l’année « magique » de 1996 notamment) s’est estompé. Cependant, de par sa proximité, Angoulême est le seul rendez-vous annuel BD que je m’octroie, il restera donc, tant que mes disponibilités me le permettront, un immanquable, quel que soit son état d’esprit. De plus, la passion est plus forte d’autant que le quinqa que je suis reste toujours « béat » devant les dédicaces réalisés et le talent des dessinateurs quels qu’ils soient. Je souligne et ne peut, comme tous les ans lors de mes comptes rendus, qu’attester de là gentillesse et la disponibilité de l’ensemble des « artistes » qui « régalent » de leurs dédicaces tous les passionnés du 9ème Art.
Mon bilan de cette année n’est pas aussi clair et précis que ceux des autres années et peut parfois paraître décousu car je n’ai pas pris le temps de prendre des notes de manière quotidienne et c’est donc avec des bribes que j’ai réalisé ce compte rendu au bout de presque un an et demi.
Je tiens également à remercier notre hôte sans qui nous ne pourrions vivre notre périple bédéphile annuel.

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